Jeudi 26 février 2009
J'ai la chance d'avoir une amie avec qui je déjeune régulièrement, en fait nous nous
rencontrons une fois tous les trois mois environ.Nous nous connaissons très bien, je veux dire dans nos biographies car nous avons fait des formations, des ateliers de psychologie ensemble.
Dernièrement j'avais bien besoin de parler, d'échanger avec elle, et vraiment je sens que j'ai découvert quelque chose de très intéressant.
Mon passé et mon histoire familiale sont fortement marqués par la rupture. Mes ancêtres ont constamment coupé avec les générations précedentes et le plus souvent pour des motifs religieux. Mes grands parents se sont séparés de leur parents, mes parents ont coupé les ponts avec leurs parents et moi même alors que j'étais encore adolescente me suis retrouvée coupée de ma famille, mes parents et plusieurs frères et soeurs pour finalement depuis presque dix ans ne plus voir que ma soeur ainée et encore très rarement.
Je sais que cela m'a beaucoup affecté, j'ai souvent ressenti un grand vide du côté de mon ascendance et cela a crée des attitudes dans mon quotidien un peu "déséquilibrées", par exemple, j'ai donné une très grande importance à "ma descendance", mes enfants et même j'en ai rajouté par la quasi "appropriation" d'enfants venant d'autres horizons, ceci m'a donné beaucoup de joie dans ma vie, et même est devenu quasiment ma raison de vivre.
Je suis toujours disponible pour mes enfants, j'ai besoin d'avoir des nouvelles très régulièrement de ceux qui n'habitent plus la maison, car certains sont adultes et partent vivre à l'étranger quelques mois. Donc je reste constamment en contact avec eux, ainsi qu'avec tous ceux qui me sont très proches et que je ressens comme étant un peu ma famille, j'ai tendance à être très vite dans l'insécurité dès que je manque de nouvelles, je vis ma famille comme étant très précaire, comme si elle pouvait disparaître du jour au lendemain.
J'ai donc crée une decendance très présente dans ma vie pour combler le vide de l'avant.
Je me sens pourtant en déséquilibre, trop peu d'un côté, et un peu trop d'un autre, en comblant mes manques je me suis oubliée en tant que personne, seul compte mon milieu affectif, mon conjoint, mes enfants.
Mon constat aujourd'hui est de comprendre que tout ce remplissage ne m'a pa laissé de place pour "être", je suis actuellement en recherche de mes besoins, de mes envies, je réalise que mes enfants grandissent, ils ont de moins en moins besoin de moi, ce qui m'oblige à me centrer davantage sur moi.
Je suis donc en période de doute sur moi, sur mes envies, et surtout sur les choix à faire, c'est toujours très flou de savoir ce qui me fait le plus envie ou ce que je dois faire.
Je suis très contente d'avoir découvert tout cela d'une manière limpide car j'avance actuellement vers la clarté.
A bientôt !!
Je dois dire que je suis très souvent
émerveillée par mes enfants en particulier et par beaucoup d'autres enfants en général. Cotoyer des individus jeunes n'est pas toujours reposant, mais c'est une expérience très riche.
Le mois de Mai, les fleurs, surtout le
lilas c'est un mois que j'aime particulièrement, ça sent le printemps, j'aime vivre dehors, alors moi ça me fait du bien ce beau temps.
L'abondance c'est comme un grand plat que l'on savoure à plusieurs autour d'une table, et
justement ce soir j'ai une recette à vous donner, que j'ai préparé il y a peu de temps, et tout le monde autour de moi a eu l'air de se régaler, alors à vous ! je préfère utiliser des légumes bio,
c'est meilleur pour tout le monde.